Le contexte :

 

Plusieurs techniques de transparisation (clearing) chimique sont apparues récemment qui permettent de rendre optiquement transparents les tissus animaux ou humains. Ces techniques s’appliquent à l’analyse d’organes entiers ou de tissus épais en homogénéisant les indices de réfraction à l’intérieur des tissus. Les organes et tissus transparisés peuvent ainsi être observés en 3D jusqu’à 8mm de profondeur en haute résolution, sans passer par les étapes longues et fastidieuses de réalisation de coupes sériées. Les techniques de transparisation présentent donc un grand intérêt dans l'analyse des processus biologiques dans des organes normaux ou pathologiques, aussi bien en biologie fondamentale qu'en sciences médicales.

 

La technologie :

Avec le soutien de la région Occitanie, de l'Europe (FEDER) et de l’université de Montpellier, le  RHEM s’est équipé d’un système de transparisation X-Clarity (Logos BioSystems) qui permet d’accélérer très efficacement et de façon reproductible la délipidisation des tissus sans utilisation de solvants ou de réactifs hautement toxiques. Par exemple, cet automate permet de transpariser un cerveau en 5 heures au lieu de 5 à 7 jours manuellement.

L’ «Active Clarity Technique» (ACT) de l’automate permet la conservation des tags fluorescents de modifications géniques (ex. YGF, GFP, Tomato, etc.), est compatible avec les marqueurs fluorescents de transfection (ex. Vybrant+) et les agents intercalants (ex. Dapi, To-Pro-3) et préserve l’antigénicité des tissus (ex. Olig1, GFAP, NF200KD, myosine 7A, etc.). De plus, la transparisation des tissus permet l’utilisation des techniques de génération de deuxième et troisième harmoniques (SHG, THG) pour la visualisation par exemple des fibres de collagène et de l’élastine. Elle permet aussi l’utilisation de l’autofluorescence pour visualiser l’intégralité de la structure des tissus (ex. méninges, fibres musculaires, vaisseaux sanguins, etc.).

D'après Lee et al. (2016)Scientific Reports 6, Article number: 18631 (2016)

Le RHEM propose une prise en charge de projets d’étude 3D avec l’automate X-Clarity, incluant la transparisation et une éventuelle décalcification des tissus, et selon les requêtes des utilisateurs la réalisation des immunofluorescences, l’observation microscopique ainsi que les reconstructions 3D (ex. Imaris).

Contacts :

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (responsable plateau)

 

Exemples :

Muscle de souris : Vésicules synaptique SV2 (magenta) et neurofilaments 200 kDa (rouge). Autofluorescence des fibres musculaires (vert) et des fibres de collagène en SHG (blanc). Collaboration N. Tricaud, INM. Leica SP8 DIVE.

Patte de souris transgénique Nestin-GFP (vert). Collagène en SHG (rouge). A droite, reconstruction par la méthode de « surface-rendering » , reconstruction 3D Imaris, Collaboration J-M. Brondello, IRMB. Zeiss LSM 7 MRI-INM.

Moelle épinière de souris transgénique dtTomato-protéine d'intérêt (rouge). Les noyaux visualisés en bleu (DAPI). Collaboration J-Ph.Hugnot, INM, Zeiss LSM7 MRI-INM

A gauche : cochlée de cobaye après traitement ototoxique : cellules progénitrices auditives greffées (Vybrant+ cells, en rouge). Les noyaux sont visualisés en bleu (Dapi) et l’autofluorescence en vert (vaisseaux sanguins et structures tissulaires). Collaboration A. Zine, Univ. Montpellier & LNIA, Marseille. Macroscope II Lavision Biotec.-Inmagic-Inmed

A droite : cochlée de souris. Immunomarquage myosine VIIA : les cellules sensorielles de l'organe de Corti en rouge et des noyaux en bleu (Dapi). Autofluorescence des tissus de la cochlée et des vaisseaux sanguins en vert. Collaboration F. Venail, INM & CHU. Zeiss LSM 7- MRI-INM

 

 

 

 
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